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Un taxi à New York

Le taxi jaune à New York, tout le monde le connait, c’est un cliché typique et très largement répandu partout dans le monde…  Mais est-ce que vous saviez qu’il y a aussi des taxis verts à New York ?  Les taxis jaune canari peuvent prendre en charge des passagers n’importe où dans l’un des cinq arrondissements que compte New York.  Les taxis verts quant à eux, peuvent aussi prendre en charge des passagers partout dans la ville mais ils n’ont pas accès aux aéroports.  Sachez que si vous montez dans un taxi de l’une ou de l’autre couleur, vous paierez de toute façon le même tarif.

L’histoire des taxis jaunes

Dès la fin des années 1890, la toute première compagnie de taxis ( taxi ) va commencer à circuler dans les rues de New York, elle dispose alors de douze véhicules électriques.  En 1898, forte de ses 62 voitures qui circulent désormais, elle devient alors la Compagnie des Véhicules Electriques.

1899 est une année particulière dans la vie de la compagnie…  Pour la première fois elle dispose alors de 100 véhicules qui circulent dans la ville, cette année-là verra aussi arriver le tout premier excès de vitesse et l’amende qui va avec naturellement et malheureusement également le tout premier accident mortel causé par un taxi new yorkais.

Dans les années suivantes, la compagnie décupla sa flotte de véhicules, pour atteindre les 1000 cabs…  Un violent incendie va ravager un de leurs entrepôts et leur faire perdre un tiers de leurs véhicules en 1907. Les voitures hippomobiles en profitent alors pour reprendre quelques-unes de leurs parts de marché perdues à New York.

C’est en 1907 aussi, que Harry N. Allen, décide de monter sa propre compagnie de taxi dans laquelle les passagers seront facturés au mile parcouru.  Il importe alors 65 véhicules à moteurs essence venus de France et monte sa société, la New York Taxicab Company.  C’est lui aussi qui décida de repeindre tous ses véhicules en jaune pour les rendre bien plus visibles de loin.

En moins de dix ans, Allen se trouve à devoir faire face à de nombreux nouveaux concurrents et les taxis sont alors des centaines à circuler dans toutes les rues de la ville, pourtant le tarif appliqué à l’époque, qui était de 50 cents par mile, n’était pas à la portée de toutes les bourses.

Dès les années 20, les grands constructeurs automobiles américains vont se mettre à proposer des véhicules pour composer les flottes de taxis.  La marque ayant le mieux réussi à s’implanter était la Checker Cabs qui fournissait les taxis jaunes et noirs bien connus de tous.

Dans les années, juste après le krach boursier de 1929, on comptait jusqu’à 30.000 taxis à New York mais pas de passagers en conséquence !  On craignait donc, et à juste titre, que l’état des véhicules ne s’en ressente, c’est alors que la ville de New York décida de mettre en place un monopole.  Le projet capota quand le maire de l’époque fut accusé de recevoir des pots-de-vin.

C’est en 1937 que la mairie décida de finalement instaurer un système de licence avec le médaillon tel que nous le connaissons encore aujourd’hui.  Il fut également décidé de limiter le nombre des taxis circulant dans les rues de la ville et on accorda alors 16900 licences. (de nos jours, un peu plus de 13000 taxis circulent encore dans les rues de New York).

Dans les années 60, grâce ou à cause des tensions sociales et raciales et du taux de criminalité en constante augmentation, les demandes de transports privés ont alors explosé.  Bien que cette pratique était interdite et illégale, les chauffeurs de ces véhicules privés trouvaient leurs clients dans les quartiers mal desservis par les taxis officiels et reconnus.

Pour empêcher ce service de taxis parallèle de se développer encore mieux et afin de pouvoir reconnaître plus facilement les taxis officiels, la mairie décida de les faire peindre en jaune en 1967.
A partir du milieu des années 80, avec les nouveaux immigrants qui arrivaient à New York, on vit peu à peu de plus en plus de chauffeurs de taxis issus de l’immigration.  En 2000, ils étaient ainsi 82 % à être nés à l’étranger !  Sans doute que le taux de criminalité croissant et les vols ou meurtres de chauffeurs de taxis n’étaient pas pour rien dans le désamour soudain pour cette profession.

New York et le taxi de demain

Dès 2005, la ville de New York a tenté de mettre en place différentes choses pour essayer de remplacer les anciens véhicules qui consomment beaucoup trop de carburant et qui sont bien trop polluants, ces véhicules ne répondant plus du tout aux normes environnementales en vigueur partout dans le monde.  Les compagnies de taxis se sont plaintes alors que le coût de l’entretien des véhicules hybrides n’était pas compensé, et même loin de là, par les petites économies en carburant, et le plan quinquennal de remplacement des anciens véhicules par des véhicules hybrides fut alors abandonné.

Finalement, le maire de New York a annoncé un plan quinquennal de remplacement des anciens véhicules ( fourriere ) par des véhicules Nissan, ce plan de remplacement a démarré en 2013.  La fabrication des nouveaux véhicules a commencé dès août 2013 au Mexique et ce nouveau véhicule est conçu pour transporter quatre passagers à l’aise et confortablement.  Le véhicule est équipé d’un système d’air conditionné indépendant pour les passagers à l’arrière, d’un toit en carbone actif sensé neutraliser les mauvaises odeurs, de sièges recouverts de tissu anti microbe plus facile à nettoyer, de lumières pour permettre la lecture durant le trajet, d’un éclairage du plancher, d’un toit transparent, d’une prise électrique 12 volts et de deux ports USB ainsi que d’un interphone.

Dès 2018, si tout va bien et que tout se passe comme prévu, le parc automobile des taxis de New York sera ainsi complètement renouvelé avec des véhicules bien moins polluants.